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| Technique : | Technique mixte – peint à la main : aquarelle, encre, crayons de couleurs. Vernis. |
|---|---|
| Format : | 54 H x 65 L cm |
| Encadrement : | non |
| Information : | Pièce unique. |
| Paiement : | Paiement sécurisé par Carte bancaire. |
Il y a des week-ends qui s’improvisent, et ce sont souvent les meilleurs. Ce printemps-là, nous avons pris la route de la Touraine, dans la région de Tours, avec l’envie simple de respirer au bord de la Loire. Le fleuve y est large et tranquille, bordé de saules et de peupliers qui reverdissent à peine. L’air a cette douceur particulière des premiers beaux jours, quand on ose enfin ouvrir sa veste.
Nous avons marché longtemps entre amis, le long des berges. Cette balade n’avait pas de but précis. Nous parlions, nous nous arrêtions pour regarder un oiseau, nous repartions. Les chemins de sable, les hautes herbes, les reflets de l’eau : le paysage ne cherche pas à impressionner, il se contente d’être beau. Au bout de quelques heures, les jambes ont réclamé une pause et la soif s’est fait sentir.
C’est alors que nous l’avons trouvée : une guinguette, cachée sous les arbres, un peu à l’écart du chemin. Pas d’enseigne tapageuse, seulement quelques tables couvertes de nappes rouges à pois, des chaises de plastique vert et, tout autour, un rideau de feuillage. Une agréable surprise, de celles que l’on n’attend pas et qui rendent une journée mémorable.
Nous nous sommes installés. Les chaises, d’un vert profond, s’accordent aux arbres comme si elles avaient poussé avec eux. Les nappes, d’un rouge vif, tranchent sur ce vert et semblent défier la nature. Ce contraste m’a frappé tout de suite. Le soleil de début de printemps, encore timide, filtrait à travers les branches et posait sur le sable de grandes taches de lumière et d’ombre. Il ne chauffait pas encore, mais il suffisait à rendre chaque couleur plus éclatante.
À la table de gauche, deux silhouettes se tiennent très proches l’une de l’autre, la tête légèrement inclinée, comme pour se confier un secret. L’une porte une robe violette, l’autre un haut jaune à fines bretelles. Une veste bleu clair est jetée sur le dossier d’une chaise, et leurs sandales à talons fins reposent sur le sable. Un verre de vin blanc doré attend sur la table. Rien n’est dit, rien n’est fait : c’est la tendresse des gens qui n’ont plus besoin de parler pour être ensemble.
À droite, un homme est assis, de dos, dans une veste claire posée sur ses épaules. Deux verres de rosé sont alignés devant lui, sur la nappe. Il regarde la Loire, qui brille au loin entre les branches. Attend-il quelqu’un ? Vient-il de rester seul après le départ d’un ami ? Je n’en sais rien, et cela m’importe peu. Sa posture dit tout : le dos détendu, les jambes allongées sous la table, l’esprit ailleurs. À la guinguette, ce sont ceux qui ne font rien qui m’intéressent le plus.
Assis à ma table, j’ai laissé mon verre à moitié plein et sorti mon carnet. Le sujet était là, offert, sans qu’il y ait besoin de chercher. J’ai d’abord tracé les grandes lignes : les deux troncs croisés au centre, les chaises, la ligne des tables. Puis j’ai attaqué le feuillage, avec des traits serrés, nerveux, entrelacés, comme un fouillis d’écriture, pour rendre l’épaisseur des arbres et la lumière qui s’y glisse. J’ai noté dans la marge les couleurs qui me parlaient : le rouge des nappes, le vert des chaises, le jaune des silhouettes, le bleu tendre du ciel au fond.
Ce que j’aime dans cette scène, c’est sa simplicité. Il n’y a ni monument, ni décor extraordinaire, seulement des gens qui profitent d’un après-midi. Pourtant, tout y est : la lumière, la pause, la compagnie ou la solitude, le plaisir de ne rien décider. Les visages restent lisses et jaunes, comme sur d’autres croquis, et chacun peut y mettre les siens. Les postures suffisent à raconter l’essentiel.
De retour à l’atelier, il a fallu reprendre les couleurs une à une, sans trahir la fraîcheur de cette journée. Le vert de la Touraine n’est pas un seul vert : il en faut dix, du sombre des ombres au jaune-vert des jeunes feuilles. Le rouge des nappes, lui, devait rester franc pour tenir face à toute cette végétation. Je voulais que le tableau donne, en un regard, l’impression de ce moment : la chaleur douce, le calme du fleuve, l’insouciance d’une pause sans horloge.
Il me reste de cette escapade un bon souvenir, de belles couleurs et une leçon : les plus belles scènes se trouvent rarement là où on les cherche. Il suffit parfois de s’arrêter à une table sous les arbres, un verre à la main, et de laisser le paysage venir à soi.
Cette œuvre mesure 65 cm de largeur sur 54 cm de hauteur. Elle se présente au format paysage.
Technique mixte – peint à la main : aquarelle, encre, crayons de couleurs. Vernis.
non
Paiement sécurisé par Carte bancaire.
Cette œuvre a été réalisée par Amimono, artiste installé à Clion dans l'Indre, en région Centre-Val de Loire. Chaque pièce est façonnée à la main dans son atelier.
Il représente une guinguette au bord de la Loire, dans la région de Tours, par un après-midi de début de printemps. Sous les arbres, des tables aux nappes rouges et des chaises vertes accueillent un couple serré l'un contre l'autre et un homme seul, de dos, face au fleuve. L'artiste a peint cette pause découverte après une balade entre amis, pour ses couleurs vives et son atmosphère paisible.
Ce tableau garde la trace d'une pause imprévue, à l'ombre des arbres, le long de la Loire. Le rouge des nappes, le vert du feuillage et la douceur du soleil de printemps y racontent un après-midi simple, tel que l'artiste l'a vécu et voulu le conserver.