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| Technique : | Technique mixte – peint à la main : aquarelle, encre, crayons de couleurs. Vernis. |
|---|---|
| Format : | 93 H x 73 L cm |
| Encadrement : | non |
| Information : | Pièce unique. |
| Paiement : | Paiement sécurisé par Carte bancaire. |
Certains voyages commencent par une belle surprise. Je n’attendais rien de précis de Poznań, en Pologne, sinon une ville à découvrir sans idée préconçue. Elle m’a offert bien plus : dès les premières heures, j’ai compris que je m’attarderais.
Tout se joue sur la vieille place du marché, entourée de maisons gothiques, Renaissance ou baroques. Leurs façades aux teintes pastel, ocre, rose, bleu ciel, vert d’eau, semblent adoucies par des siècles de soleil. Certaines sont ornées de peintures, d’autres de sculptures, et l’on marche la tête levée, comme un enfant dans un livre d’images. Sur la place, les terrasses se remplissent, les voix se mêlent, les appareils photo se lèvent. On sent une ville fière de son histoire, mais qui la porte avec simplicité.
Puis je me suis éloigné de la place. De rue en rue, la ville change de visage. Le bruit s’estompe, les pavés se font plus étroits, et apparaissent des lieux feutrés, à l’abri de l’agitation : un salon de thé, un café dissimulé derrière une porte en bois, une arrière-salle baignée de lumière douce. Ce sont des endroits où l’on peut prendre le temps, tout simplement, de se poser. Rien n’y oblige à rien.
C’est dans l’un d’eux que je me suis assis. Une table de bois clair, marquée par les années, une banquette aux coussins beiges, une fenêtre donnant sur la rue. Le serveur a posé devant moi plusieurs boissons, sans un mot de trop, puis il est reparti. J’ai regardé la table comme on regarde un paysage, et j’ai su que je ne pourrais plus penser à autre chose.
Au centre, une grande carafe de verre occupe l’espace. Elle contient de l’eau parfumée : des rondelles d’orange et de citron flottent en couches dorées, quelques feuilles de menthe y sont glissées, et tout en haut, comme posées en équilibre, des framboises et des fraises d’un rouge éclatant. La lumière de la fenêtre traverse le verre et transforme les agrumes en vitrail. Je n’ai jamais vu de l’eau aussi colorée.
Autour d’elle, les tasses et les verres composent une petite ville. À gauche, un verre transparent où une paille rejoint un jus sombre, presque violet. Devant, une anse de verre entoure un thé glacé rouge orangé, avec une feuille de menthe collée à la paroi. Au premier plan, une grande tasse émaillée d’un bleu profond, dans laquelle une cuillère plonge dans un lait crémeux. À droite, un verre taillé en facettes accroche la lumière, et une paille rayée de rouge dépasse du bord de la table. Chaque objet est différent, mais tous partagent la même transparence et la même douceur.
Derrière eux, la fenêtre apporte l’air du dehors. Des herbes vertes plongent dans des vases, une rambarde en fer forgé dessine ses volutes, et de grandes feuilles vertes s’invitent dans le cadre par la droite, comme si la ville entrait dans la pièce. Sur la gauche, un fruit jaune aux courbes généreuses ajoute une note de couleur chaude. Le bois de la table, les rayures de la nappe de lumière, le brun des murs : tout cela forme un décor calme, sur lequel les couleurs vives peuvent respirer.
Je n’ai rien fait d’autre, d’abord, que regarder. Le temps se déroulait lentement. À la table voisine, quelqu’un lisait un journal. Dehors, quelques silhouettes passaient sans se presser. Puis j’ai sorti mon carnet et j’ai commencé à dessiner : les contours de la carafe, la courbe des anses, la trajectoire d’une paille. Le dessin est un moyen de ralentir encore, de laisser un objet me livrer ses détails. En traçant les reflets, j’ai compris que ce que je voulais garder n’était pas seulement une table, mais un état : celui où l’on n’attend plus rien, où l’on n’est plus pressé.
De retour à l’atelier, ces croquis ont pris de l’ampleur. J’ai repris les couleurs une à une : le rouge des framboises, l’orange du thé, le bleu de la tasse, le vert des feuilles, jusqu’à retrouver l’éclat de cette lumière polonaise. Le tableau est devenu ma façon de dire merci à cette ville, à ses places colorées, mais aussi à ses recoins tranquilles.
Poznań m’a appris qu’un voyage ne se résume pas à ses monuments. Il se cache aussi dans un verre, dans une tasse bleue, dans une paille oubliée sur une table. C’est ce petit moment de pause, à l’abri de la ville, que j’ai voulu peindre.
Cette œuvre mesure 73 cm de largeur sur 93 cm de hauteur. Elle se présente au format portrait.
Technique mixte – peint à la main : aquarelle, encre, crayons de couleurs. Vernis.
non
Paiement sécurisé par Carte bancaire.
Cette œuvre a été réalisée par Amimono, artiste installé à Clion dans l'Indre, en région Centre-Val de Loire. Chaque pièce est façonnée à la main dans son atelier.
Il représente une table de café à Poznań, en Pologne : une carafe d'eau parfumée aux agrumes et aux fruits rouges, un thé glacé, un jus aux reflets violets, une tasse bleue et des verres transparents, devant une fenêtre. L'artiste y a peint un instant de pause, découvert au fil des rues de la ville, loin de l'agitation de la place du marché.
Après la place du marché et ses façades colorées, c'est dans un café calme que l'artiste a trouvé son sujet. Ce tableau rappelle qu'un voyage se compose aussi de petits moments discrets, où l'on prend le temps de se poser et de regarder.