Sculpture murale (filaire)
1 500,00€
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| Technique mixte : | Sculpture murale sur plaque sandwich aluminium imprimé/vernis. |
|---|---|
| Format : | 75 H x 75 L cm |
| Information : | Pièce unique. |
| Encadrement : | non |
| Garantie : | Vendue avec certificat d'authenticité. |
| Paiement : | Paiement sécurisé par Carte bancaire. |
Chaque mois d’octobre, le ruban rose refleurit sur les vitrines, les réseaux sociaux et les revers de veste. Le geste est devenu si familier qu’on risque de ne plus le regarder. L’œuvre Androgynus, signée Amimono, nous oblige à le faire, et à le faire autrement.
Ce qui frappe d’abord, c’est l’absence de traits. Le visage est une surface unie, d’un jaune pâle, que seules des lunettes rondes et noires viennent interrompre. Ce choix est radical : il n’y a ici ni portrait ni identité, mais une silhouette offerte à toutes celles et tous ceux qui voudront s’y reconnaître. La maladie ne choisit pas ses visages. Elle touche des mères, des sœurs, des amies, des inconnues, et aussi des hommes, dont on parle trop peu. Cet être sans visage est chacun de nous, ou l’un de nos proches.
Les lunettes noires disent peut-être la pudeur, la fatigue, ou cette façon de tenir le monde à distance quand on a besoin de reprendre son souffle. Mais elles disent aussi l’allure : on peut traverser l’épreuve avec panache.
Sur la tête, un turban aux bandes roses, lilas et bleues. Pour beaucoup de patientes, le foulard est le premier signe visible de la chimiothérapie, celui qui rend la maladie publique alors qu’on voudrait parfois la garder pour soi. L’artiste le transforme en parure. Le tissu, rayé de douceur, devient un accessoire de mode autant qu’un signe de courage. Le message est clair : la maladie ne dépossède pas de l’élégance, ni du droit de se trouver belle.
Le titre est la clef de l’œuvre. Du grec andros (l’homme) et gunè (la femme), l’androgyne rassemble en lui les deux pôles. Le mot s’inscrit d’ailleurs sur le vêtement, moitié blanc sur fond rouge, moitié rouge sur fond blanc, comme deux moitiés qui se répondent. Au-dessus, un cœur rouge bat.
Pourquoi convoquer l’androgynie dans une œuvre dédiée à Octobre rose ? Parce que le cancer du sein n’a pas de genre. Environ un cas sur cent concerne un homme, et ceux-là affrontent souvent la même épreuve dans un silence redoublé, car la maladie leur semble « réservée » aux femmes. Androgynus rappelle que la vulnérabilité est universelle et que la prévention doit s’adresser à tous. Elle parle aussi à toutes les personnes dont le corps, le genre ou la transition rendent le rapport au dépistage plus complexe, et qu’il ne faut pas laisser en dehors de la campagne.
Le buste est dessiné avec une franchise tranquille. Le haut rose, presque translucide, laisse deviner la poitrine sans la sexualiser. Cette sobriété est un acte de pédagogie. Se regarder, se palper, connaître son corps : l’autopalpation commence par l’acceptation de ce qu’on est. En représentant le sein comme une réalité naturelle et non comme un tabou, l’artiste rappelle que la prévention passe d’abord par la familiarité avec soi-même.
Sur le bras, un tatouage tribal noir, aux lignes acérées, jaillit comme une flamme. Face à la douceur pastel du reste de la composition, il apporte la force, la peau qui se souvient et se raconte. On y lit une armure choisie, la trace d’une histoire personnelle. Il rappelle aussi que beaucoup de survivantes se réapproprient leur corps après la maladie, par l’encre, la reconstruction ou le simple fait de le porter fièrement. La cicatrice, le tatouage, le foulard : autant de façons de reprendre la parole.
Le fond est un tartan aux lignes croisées, rose, bleu, lilas et blanc, qui se superposent en transparence. Ces bandes qui se traversent sans se confondre évoquent la solidarité : chaque fil compte, aucun ne tient seul. Un tissu ne résiste que parce que ses fils sont entrelacés, comme une communauté de patientes, de soignants, de familles et d’amis se tient ensemble face à la maladie.
Les teintes elles-mêmes sont un choix : le rose, évidemment, couleur de la mobilisation, mais nuancé de bleu et de lilas, comme pour élargir la palette de l’engagement. Le rose n’est plus une frontière, il devient une couleur parmi d’autres, inclusive et vivante.
Dans un coin, un ruban rose s’inscrit dans une bulle, comme une notification ou un message partagé. L’image est juste : aujourd’hui, la sensibilisation passe aussi par le partage. Un simple relais suffit parfois à rappeler à quelqu’un de prendre rendez-vous pour une mammographie. Ce petit ruban dit l’essentiel : parlez-en, faites circuler, ne laissez pas le silence gagner.
Androgynus nous invite à un soutien qui ne se limite pas à porter un ruban. Soutenir Octobre rose, c’est encourager le dépistage, dès l’âge recommandé ou plus tôt en cas d’antécédents familiaux. C’est soutenir la recherche, accompagner les malades sans les réduire à leur maladie, et entendre les hommes autant que les femmes. C’est aussi accueillir toutes les identités dans la conversation.
En faisant dialoguer mode, engagement et art, Amimono rappelle que la beauté peut être une forme de résistance et que la prévention peut avoir de l’allure. Face à cette silhouette sans visage, un cœur battant et un ruban en éclat, une seule réponse s’impose : regarder, parler, agir.
Cette œuvre mesure 75 cm de largeur sur 75 cm de hauteur. Elle se présente au format portrait.
Sculpture murale sur plaque sandwich aluminium imprimé/vernis.
non
Vendue avec certificat d'authenticité.
Paiement sécurisé par Carte bancaire.
Cette œuvre a été réalisée par Amimono, artiste installé à Clion dans l'Indre, en région Centre-Val de Loire. Chaque pièce est façonnée à la main dans son atelier.
Pourquoi une œuvre intitulée Androgynus pour parler du cancer du sein ? Parce que le cancer du sein ne touche pas que les femmes : environ 1 % des cas concernent des hommes, souvent diagnostiqués plus tard faute d'information. Le titre, formé des mots grecs andros (l'homme) et gunè (la femme), réunit les deux pôles et élargit le regard. Le visage sans traits permet à chacun de s'y reconnaître, et l'œuvre rappelle que le dépistage et l'information doivent s'adresser à tous, y compris aux personnes trans ou non binaires, qui se sentent parfois à l'écart des campagnes.
Androgynus ne se contente pas d'illustrer Octobre rose : elle l'incarne. Sans visage et sans genre assigné, la silhouette d'Amimono ouvre la campagne à toutes les personnes concernées, et rappelle que derrière chaque ruban il y a un corps, une histoire, un courage. Le turban, le tatouage, le cœur, le tartan et la bulle composent un seul message : la maladie se traverse ensemble, et la prévention commence par un geste simple. Regarder, en parler, se faire dépister. En octobre comme le reste de l'année, prendre soin de soi est un acte d'amour, pour soi et pour les autres.