280,00€
1 en stock
Livraison gratuite en France – En dehors nous contacter
| Technique : | Sculpture murale sur fond bois peint. |
|---|---|
| Format : | 35 H x 50 L cm |
| Information : Pièce unique. | Pièce unique. |
| Encadrement : | non |
| Garantie : | Vendue avec certificat d'authenticité. |
| Paiement : | Paiement sécurisé par Carte bancaire. |
Le départ est donné. Plus rien n’existe autour : ni le public, ni le bruit, ni le vent. Il ne reste que la route, la machine et le corps qui la pousse. Le coureur s’est ramassé sur son vélo, le buste presque à l’horizontale, les avant-bras posés sur le guidon, la tête baissée. Il ne pédale plus, il fend l’air.
Ce qui m’a frappé, c’est cette posture. On l’appelle la position aérodynamique, mais je la vois comme une écriture du corps. Le dos plat, les épaules rentrées, le casque profilé qui prolonge la ligne du dos : tout est fait pour ne laisser aucune prise au vent. Le coureur n’est plus tout à fait un homme sur un vélo. Il est une seule forme, une flèche lancée sur la piste.
Le vélo, lui, semble à peine exister. Deux roues pleines, lenticulaires, sans rayons, avec leurs ouvertures aux contours arrondis. Un cadre fin, une fourche, un guidon bas. Pas une pièce en trop. Comme dans une course contre la montre, où chaque gramme et chaque courant d’air comptent, la machine a été réduite à l’essentiel. Et c’est cet essentiel que le trait suit.
Pour dessiner cette scène, j’ai choisi le fil noir sur fond blanc, avec un parti pris simple : un trait continu, sans couleur, sans matière. Ici, il s’emmêle et se resserre, comme si la vitesse brouillait les contours. Le corps du coureur est fait de courbes qui se croisent, de lignes qui se chevauchent, presque un fouillis de fils. Et pourtant, l’ensemble tient debout, reconnaissable au premier regard. C’est l’effet de la vitesse : on ne voit plus les détails, on perçoit le mouvement.
En arrière-plan, le blanc est traversé de traînées grises, horizontales, comme si l’air lui-même avait été étiré. Elles rappellent les photographies de courses, où l’on fige le coureur et où l’on laisse le décor filer. En bas, sous les roues, de petites volutes d’un brun clair évoquent la poussière ou les traces du passage. Deux lignes longues, à gauche et à droite, dessinent le bord de la piste, en pente douce, comme si le coureur abordait un virage.
Autour du fil, l’ombre grise portée sur le fond crée un double du coureur. Elle est légèrement décalée, plus floue, plus lente. On dirait un fantôme qui court derrière lui, ou l’image d’une seconde plus tôt. Cette ombre donne à l’œuvre une profondeur inattendue : le fil noir est le présent, l’ombre est le passé qui se dissipe.
Mais l’essentiel de la course, c’est l’équilibre. On parle de vitesse, de puissance, de tactique, et l’on oublie que rien de tout cela n’est possible sans lui. À plus de quarante kilomètres à l’heure, sur deux fines lignes de contact avec le sol, le coureur tient. Il tient par de minuscules corrections, par des micro-mouvements des épaules et des hanches, par une confiance totale dans sa machine. L’équilibre, ici, n’est pas immobilité. C’est un mouvement permanent qui se cache derrière la fluidité.
Il me rappelle ce que j’écrivais à propos du vélo et de son inventeur : celui qui, après plusieurs chutes, a fini par ne plus faire qu’un avec sa machine. Le coureur de ce tableau est l’aboutissement de cette longue histoire. Il n’a pas seulement apprivoisé le vélo, il en a fait le prolongement de son corps. À cette allure, ils ne sont plus deux, mais un.
Il y a aussi, dans la course, quelque chose de très solitaire. Sur cette image, il n’y a ni adversaire, ni peloton, ni foule. Seul le coureur, face à la distance. On pense aux grandes épreuves, au cyclisme sur piste, aux contre-la-montre : cette lutte qui se joue contre le chrono, contre soi-même. Il n’y a personne à battre, sinon le temps.
Et pourtant, on sent aussi la joie. Car derrière l’effort, il y a le plaisir de la vitesse, la sensation du vent qui file sur la peau, l’ivresse de se dépasser. Le coureur ne subit pas sa course, il la désire. Tout, dans son corps, dit l’engagement, la concentration et, sous l’effort, une forme de liberté.
Ce tableau appartient à ma série des cyclistes, que l’on retrouve ici sous des visages très différents : la promenade tranquille, le trajet quotidien, le gros plan sur un guidon. La course en est le versant le plus tendu, le plus rapide. Mais c’est le même vélo, le même équilibre, le même fil.
J’ai voulu, avec quelques lignes noires, capter cette seconde suspendue où tout va vite mais où rien ne bouge. Un coureur lancé, une roue qui touche à peine le sol, un souffle que l’on retient. C’est cela, pour moi, la course : l’art de tenir, à toute vitesse, en équilibre.
Cette œuvre mesure 50 cm de largeur sur 35 cm de hauteur. Elle se présente au format paysage.
Sculpture murale sur fond bois peint.
non
Vendue avec certificat d'authenticité.
Paiement sécurisé par Carte bancaire.
Cette œuvre a été réalisée par Amimono, artiste installé à Clion dans l'Indre, en région Centre-Val de Loire. Chaque pièce est façonnée à la main dans son atelier.
Il représente un cycliste en pleine compétition, penché sur son vélo à roues pleines, dans la position aérodynamique d'un contre-la-montre ou d'une course sur piste. Dessiné en fil noir sur fond blanc, il est entouré de traînées grises qui évoquent la vitesse. Le tableau met en scène l'équilibre, l'effort et le mouvement du coureur.
Ce tableau saisit l'instant où la vitesse rend le coureur et sa machine indissociables. Quelques fils noirs suffisent pour évoquer l'effort, la concentration et l'équilibre à toute allure, et faire ressentir le mouvement au regard.