Sculpture murale (filaire)
1 200,00€
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| Technique mixte : | Sculpture murale sur plaque sandwich aluminium imprimé/vernis. |
|---|---|
| Format : | 75 H x 75 L cm |
| Information : | Pièce unique. |
| Encadrement : | non |
| Garantie : | Vendue avec certificat d'authenticité. |
| Paiement : | Paiement sécurisé par Carte bancaire. |
Il y a des œuvres qui rendent hommage à un mouvement, à un lieu ou à une personne. Twitter forever rend hommage à un geste : écrire quelques mots, appuyer sur un bouton et les lancer au monde. Ce geste, des millions de personnes l’ont accompli chaque jour depuis 2006, et Amimono en fait ici un portrait affectueux, avec un clin d’œil que le titre assume : celui du « 😉 » d’internaute.
Comme dans d’autres œuvres d’Amimono, le visage est une surface unie, d’un jaune pâle, sans yeux ni bouche. Ce n’est pas un manque, c’est un choix. Sur un réseau où l’on se présente par un pseudonyme, un avatar ou une petite photo de profil, l’identité tient parfois en quelques pixels. La silhouette sans traits peut être n’importe qui : un étudiant dans le train, une journaliste entre deux rendez-vous, un retraité curieux. Ce qui compte n’est pas qui parle, mais qu’il parle.
La palette est presque monochrome. Le bonnet, en deux bleus superposés, les verres teintés de reflets violets, la coque du téléphone, l’oiseau lui-même : tout ramène à la couleur du réseau. Le bleu est celui du ciel où l’oiseau vole, celui d’un fil d’actualité qui ne s’arrête jamais. Il se détache sur un fond blanc laissé volontairement vide, comme la page blanche d’une zone de saisie qui attend d’être remplie. Tout l’espace est là pour accueillir un message.
Un casque sur les oreilles, des lunettes rondes aux montures rouges sur le nez : le personnage s’est composé une bulle privée, à l’abri du bruit et des regards. Pourtant, il n’est pas isolé. Penché sur son écran, il est relié à des milliers d’autres. C’est le paradoxe de notre époque, que l’œuvre saisit avec tendresse : on peut être seul dans un wagon et se trouver au cœur d’une conversation planétaire. Les montures rouges, seule note vive de la composition, rappellent qu’une personnalité affleure toujours sous l’anonymat.
Tenu à deux mains, le téléphone est le vrai centre de l’image. La tête s’incline vers lui, le pouce est prêt : toute l’attention du corps converge vers ce petit rectangle. Il a suffi de cela pour que chacun ait un micro à portée de main. Le personnage est plongé dans un flot où l’actualité, l’humour, les coups de cœur et les coups de gueule se croisent en temps réel. Ce « temps réel » est peut-être la grande nouveauté offerte par Twitter : voir le monde réagir à l’instant même où les choses se produisent.
Les bretelles brunes d’un sac à dos rappellent que ce lecteur est en déplacement. On tweete dans la rue, dans le métro, à la sortie d’un concert, en attendant un ami. Le réseau n’est pas un endroit où l’on se rend, c’est un endroit que l’on porte sur soi. La composition, très rapprochée et légèrement penchée, donne d’ailleurs une impression d’instantané, comme une photo prise sur le vif.
À gauche, l’oiseau bleu s’inscrit dans une bulle de dialogue, signature graphique de la série. Le choix est doublement juste. D’abord parce qu’en anglais, tweet désigne le gazouillis d’un oiseau : l’image parle d’elle-même. Ensuite parce que la bulle est l’outil de la bande dessinée, l’art de dire beaucoup dans un petit espace. Un tweet fonctionne comme une case, un instant de parole suspendu. Le monde devient alors une immense planche où chacun dispose de sa bulle.
Au début, 140 caractères, puis 280. Cette limite a fait naître un style. Il fallait choisir ses mots, couper, aller à l’essentiel, comme dans un télégramme, un proverbe ou un haïku. La contrainte est devenue un terrain de jeu : traits d’esprit, annonces, remerciements, poèmes minuscules, fils de discussion. Le hashtag, le retweet et la mention sont entrés dans le langage courant. L’œuvre est un hommage aux tweets, mais aussi à cette idée qu’une pensée courte peut être une pensée complète.
Ce que célèbre avant tout Twitter forever, c’est l’accès de chacun à la parole publique. Auparavant, pour faire entendre une idée à des inconnus, il fallait une antenne, un journal, une tribune. Ici, une phrase, un envoi, et la voix de n’importe qui peut traverser la planète. Cette ouverture n’est pas sans ombres : le bruit, la vitesse, les polémiques. L’artiste le sait, et son « 😉 » garde une pointe d’ironie. Mais elle a aussi permis des rencontres, des solidarités et des découvertes que rien d’autre n’aurait rendues possibles.
Reste le titre. « Forever » est à la fois un sourire et un défi. Les plateformes changent de règles et de propriétaires, celle-ci a d’ailleurs changé de nom depuis, mais l’habitude qu’elle a installée demeure : dire vite, dire court, dire à tous. L’oiseau bleu est ici un souvenir devenu emblème. Il ne célèbre pas une marque, il célèbre un esprit, celui d’une conversation ouverte, joueuse et immédiate. Tant qu’il y aura quelqu’un pour penser une idée en une phrase et la partager, le gazouillis continuera.
Cette œuvre mesure 75 cm de largeur sur 75 cm de hauteur. Elle se présente au format portrait.
Sculpture murale sur plaque sandwich aluminium imprimé/vernis.
non
Vendue avec certificat d'authenticité.
Paiement sécurisé par Carte bancaire.
Cette œuvre a été réalisée par Amimono, artiste installé à Clion dans l'Indre, en région Centre-Val de Loire. Chaque pièce est façonnée à la main dans son atelier.
Parce que l’œuvre rend hommage à un geste et à une époque plus qu’à une marque. Le mot « tweet », comme l’oiseau bleu, est resté dans la mémoire collective et dans le langage courant : on continue de dire que l’on tweete. Le titre assume donc une part de nostalgie, avec son clin d’œil, et affirme que l’essentiel perdure au-delà du nom : publier, partager ses idées par de courts messages, en temps réel.
Avec Twitter forever, Amimono fait du geste le plus banal de notre quotidien, regarder son téléphone, une image pleine de poésie. Un personnage sans visage, un casque, un bonnet bleu, un oiseau dans sa bulle : tout y parle de lien, de vitesse et de liberté d’expression. L’œuvre nous rappelle que derrière chaque message il y a une personne, et que la force d’un tweet tient moins à sa longueur qu’à ce qu’il transporte : une idée, une émotion, un sourire. À nous, désormais, de choisir ce que nous lancerons dans le ciel du réseau.