Cavatappi-N°1

Sculpture murale (filaire)

Cavatappi-N°1

Sculpture murale (filaire)

380,00€

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Descriptif
Technique :Sculpture murale sur fond bois peint.
Format :80 H x 50 L cm
Information :Pièce unique.
Encadrement :non
Garantie :Vendue avec certificat d'authenticité.
Paiement :Paiement sécurisé par Carte bancaire.
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Cavatappi N°1

Il y a dans nos tiroirs de cuisine des objets que l’on n’a plus regardés depuis des années. Le tire-bouchon en fait partie. On l’attrape sans y penser, on l’utilise sans le voir, on le range, et on l’oublie jusqu’à la prochaine bouteille. Un jour, j’ai pris le temps de le poser sur la table et de le regarder vraiment. C’est là que tout a commencé.

Le modèle que j’avais sous les yeux est un tire-bouchon à leviers, que l’on surnomme le « de Gaulle ». On dit que ce nom vient de ses deux bras qui se lèvent en V quand on visse la mèche dans le bouchon, comme la silhouette du général les bras tendus. Le geste est bien connu : on plante, on tourne, les bras montent, puis on les rabaisse d’un coup et le bouchon sort dans un petit « pop » que tout le monde attend.

Mais ce qui m’a d’abord frappé, c’est autre chose : comme le vin, pas un seul tire-bouchon n’est identique. Deux bouteilles ne se ressemblent jamais tout à fait, même quand elles viennent du même domaine, la même année. Il en va de même pour ces outils. Certains ont un manche en bois, d’autres en métal poli ; certains sont lourds, d’autres presque fragiles. L’un est un cadeau, l’autre une trouvaille de brocante, un autre encore un souvenir de vacances. Chacun a sa forme, ses petites usures, son histoire. C’est de cette idée qu’est née cette collection, que j’ai appelée Cavatappi, le mot italien pour « tire-bouchon ». Celui-ci est le premier : Cavatappi N°1.

Pour lui rendre hommage, j’ai choisi le dessin filaire : un simple trait noir sur fond blanc, sans couleur, sans matière, seulement le contour. Ce parti pris oblige à regarder. Sans le reflet du métal ni la couleur pour distraire, chaque détail prend de l’importance : la grande boucle ouverte tout en haut, les anneaux empilés du col, la spirale de la mèche au centre, la petite pointe qui dépasse en bas.

Puis vient une surprise. À force de suivre les lignes, l’objet cesse d’être un outil pour devenir un personnage. Le haut est une tête, avec son grand anneau. Deux rivets ronds ressemblent à des yeux au milieu d’un visage. De petites dents aux épaules ajoutent une touche de fantaisie, et les deux leviers, terminés par des extrémités striées, sont des bras écartés. Le tire-bouchon se tient debout, bras ouverts, comme un petit bonhomme prêt à accueillir tout le monde. Je n’ai rien inventé : il suffisait de le regarder.

L’ombre grise, légèrement décalée derrière le trait noir, joue un rôle à part. Elle double le contour comme un écho ou un fantôme, donne du volume à ce dessin plat et lui apporte un léger mouvement, comme si l’objet venait de bouger. C’est aussi la seule nuance de la composition, et je la voulais discrète.

Cavatappi N°1 n’est pas seul. J’ai réalisé quatre tableaux filaires sur ce même thème, quatre versions différentes du même tire-bouchon. Ce n’est pas une répétition : c’est comme déguster quatre verres d’un même cépage, chacun révèle une nuance que les autres cachent. Cavatappi N°2 poursuit ce regard avec sa propre variation.

Il y a aussi, dans cet objet, tout un rituel. Avant le vin, il y a le bouchon qui cède. Avant le verre versé sur une terrasse, comme rue Soufflot, avant les rires et les conversations, il y a ce geste discret, presque invisible, que personne ne regarde. Le tire-bouchon est l’ouvrier de l’ombre de la convivialité : il ouvre, puis il s’efface. Je voulais lui offrir, pour une fois, la première place.

Pour construire ces dessins, j’ai commencé par de simples croquis, tracés à main levée, d’après l’objet posé devant moi. Puis j’ai repris chaque ligne, une à une, pour que le trait soit net, sûr, sans hésitation. Le contour d’un objet est difficile à tenir : la moindre ligne qui tremble se voit. Il faut de la patience, et un peu d’obstination.

Ce que j’espère, quand on regarde le tableau, c’est que l’on sourie devant ce petit personnage aux bras levés, puis que l’on se demande quel tire-bouchon dort dans son propre tiroir, et quelle bouteille il a ouverte en dernier. Les objets les plus banals sont ceux qui racontent le mieux nos vies, à condition de prendre le temps de les regarder. Comme le vin, ils demandent qu’on s’y arrête.

Questions fréquentes

Quelles sont les dimensions de cette œuvre ?

Cette œuvre mesure 60 cm de largeur sur 90 cm de hauteur. Elle se présente au format portrait.

Quelle technique a été utilisée pour cette œuvre ?

Sculpture murale sur fond bois peint.

Cette œuvre est-elle encadrée ?

non

Cette œuvre est-elle authentifiée ?

Vendue avec certificat d'authenticité.

Comment puis-je régler cette œuvre ?

Paiement sécurisé par Carte bancaire.

Qui a réalisé cette œuvre ?

Cette œuvre a été réalisée par Amimono, artiste installé à Clion dans l'Indre, en région Centre-Val de Loire. Chaque pièce est façonnée à la main dans son atelier.

Pourquoi l'artiste a-t-il créé la collection « Cavatappi » ?

Parce que, comme le vin, pas un seul tire-bouchon n'est identique. Chacun a sa forme, son histoire et sa personnalité. Cavatappi N°1 est le premier tableau filaire de cette collection : il représente un tire-bouchon « de Gaulle » en simple trait noir sur fond blanc, avec une ombre grise décalée. Trois tableaux sont consacrés à ce thème, chacun offrant un regard différent sur le même objet.

Conclusion

Avec Cavatappi N°1, l'artiste redonne toute son attention à un objet du quotidien que l'on ne regarde plus. Réduit à son contour, le tire-bouchon devient presque un personnage, unique comme chaque bouteille qu'il a ouverte. Cette collection invite à regarder autrement les objets les plus simples.