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| Technique : | Technique mixte – peint à la main : aquarelle, encre, crayons de couleurs. Vernis. |
|---|---|
| Format : | 65 H x 54 L cm |
| Encadrement : | non |
| Information : | Pièce unique. |
| Paiement : | Paiement sécurisé par Carte bancaire. |
Il y a des journées parisiennes qui n’ont besoin de rien pour être parfaites. Ce jour-là, le ciel est clair, l’air est doux, et mes pas me portent, comme souvent, vers l’un des quartiers que j’affectionne, non loin du parc du Luxembourg. J’ai longé les grilles, croisé des promeneurs aux gestes lents, des étudiants aux bras chargés de livres. Je n’ai pas d’itinéraire, seulement l’envie de flâner et de laisser la ville me proposer quelque chose.
Rue Soufflot, la terrasse d’un café m’arrête. Elle est petite, presque discrète : quelques tables rondes, des chaises en osier tressé, un rideau de velours orangé tiré derrière les convives pour les protéger du bruit de la rue. Je m’installe un peu à l’écart, commande un café, sors mon carnet. Personne ne me prête attention. C’est le grand avantage du dessinateur : on le prend pour un rêveur.
À la table voisine, deux silhouettes partagent un moment. Je ne les entends pas vraiment. Je perçois seulement le murmure de leur conversation, ce ton bas que l’on réserve à ceux que l’on aime. L’une porte un grand chapeau jaune, large comme un soleil, et de grands anneaux d’oreilles. L’autre est vêtue d’une blouse bleue aux plis fluides. Elles sont serrées l’une contre l’autre, sans se toucher, avec cette proximité tranquille des couples qui n’ont plus rien à prouver.
Sur la petite table ronde, tout dit la simplicité du moment : deux verres à pied encore vides, une assiette de petites fritures à grignoter, une note et un stylo posés sur une serviette. Rien d’extraordinaire, et pourtant tout est là. Puis un geste attire mon regard. La main de celle qui porte le bleu s’empare de la bouteille et verse le vin dans un verre, lentement, comme on offre quelque chose. Le rouge coule en filet sombre, trouble un instant la transparence du verre, puis se stabilise. Je sais tout de suite que c’est cela que je veux dessiner.
Verser à boire à l’autre, c’est peut-être le geste le plus ordinaire de l’amour. Il ne demande ni mots ni promesses. Il dit : « Je pense à toi, je m’occupe de toi, ce moment est à nous. » À Paris, il se répète chaque jour sur mille terrasses, et personne ne le remarque plus. Pourtant, quand on prend le temps de le regarder, il devient presque solennel.
Derrière elles, un miroir ou un cadre, je ne sais pas, laisse apparaître une autre scène : une femme en veste verte porte un verre à ses lèvres, une bouteille posée devant elle, dans un décor de vannerie. Ce reflet, ou ce voisinage, m’amuse. Il rappelle que l’on n’est jamais seul dans un café parisien : chaque table est le reflet d’une autre, et toutes les histoires se répondent.
Ce qui me frappe, en dessinant, c’est l’absence de visages. Le chapeau jaune cache celui de l’une, le cadre coupe celui de l’autre, et je ne vois que des dos, des épaules, des mains. Cela ne m’a jamais gêné. Je crois même que c’est ce qui donne à la scène sa force : sans visages, tout le monde peut s’y reconnaître. On ne regarde plus un couple, on regarde l’amour, dans ce qu’il a de plus discret et de plus universel. Un bras, un verre, une bouteille suffisent.
Mon crayon court, mes doigts s’échauffent. Je note les plis de la blouse, les lignes du gilet rayé, les fibres de l’osier, et je griffonne dans la marge les couleurs qui me frappent : le jaune éclatant du chapeau, le bleu tendre de la blouse, le rouge sombre du vin, l’orange chaud du rideau. Ces couleurs se répondent, se soutiennent, se réchauffent mutuellement. Un croquis, puis un deuxième, puis un troisième : je veux garder le mouvement de la main, la courbe de la bouteille, l’instant précis où le vin touche le verre.
Le soleil descend un peu, la lumière devient dorée. Les deux silhouettes lèvent leurs verres, sans un mot, et je referme mon carnet pour ne pas troubler cet instant. De retour à l’atelier, j’ouvrirai mes croquis et je peindrai cette scène, en gardant la chaleur du rideau et la simplicité du geste. Cette terrasse de la rue Soufflot, ce petit bout d’amour partagé, restera pour moi l’un de ces moments que Paris offre à ceux qui prennent le temps de regarder.
Cette œuvre mesure 65 cm de largeur sur 54 cm de hauteur. Elle se présente au format portrait.
Technique mixte – peint à la main : aquarelle, encre, crayons de couleurs. Vernis.
non
Paiement sécurisé par Carte bancaire.
Cette œuvre a été réalisée par Amimono, artiste installé à Clion dans l'Indre, en région Centre-Val de Loire. Chaque pièce est façonnée à la main dans son atelier.
Il représente un couple attablé sur la petite terrasse d'un café de la rue Soufflot, à Paris, non loin du parc du Luxembourg. L'un des deux verse du vin dans un verre, sur une table ronde où se trouvent des verres, une assiette et une note. Les visages sont masqués ou absents : l'artiste a voulu saisir un moment intime de convivialité, où le geste compte plus que l'identité.
Dans ce tableau, l'amour tient dans un geste simple : servir un verre à celui ou celle que l'on aime. En peignant ce moment saisi furtivement rue Soufflot, l'artiste rappelle que la tendresse se cache souvent dans les scènes les plus ordinaires, sur une terrasse de café, un jour comme les autres.