| Technique : | Cuivre et acier, peint à la main. |
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| Format : | 89 H x 11 L cm |
Je me promène sur un fil, tout en laissant mes ombres me suivre. Elles veulent marquer ceux qui me découvriront et qui chercheront ma véritable identité. Qui suis-je, au juste ? Une silhouette, une idée, une femme ? Je n’ai pas de visage à vous montrer, seulement une allure, une courbe, un équilibre fragile. À vous d’y lire ce que vous voulez.
Je me laisse parcourir sans artifice. Je ne suis ni la plus belle, ni la plus attirante, ni la plus épouvantable des femmes. Je suis comme je suis, c’est-à-dire comme on a bien voulu me créer et me représenter. Je n’ai ni maquillage ni costume pour détourner votre regard : ce que vous voyez est ce que je suis.
Je ne suis pas non plus la plus chic ni la plus enviée des femmes, mais je sais tirer mon épingle du jeu. Je suis dotée d’un fil de séduction comme personne n’en a jamais eu jusqu’à présent. Il est fin, presque invisible, et pourtant il tient. Il ne cherche pas à vous capturer : il vous accompagne, un peu à distance, comme une ombre qui marche à côté de vous.
Je défile devant vous sans prétention. Je ne cherche pas à vous happer à chacun de vos passages, mais j’espère, tout au fond de moi, ne pas vous laisser indifférent quand vous me découvrirez. Un regard suffit : celui qui s’attarde une seconde de trop, qui revient, qui hésite. C’est dans cette seconde que tout se joue.
J’aimerais que l’on me séduise d’un regard énigmatique, mais aussi intéressé, et que naisse en vous l’envie de m’acquérir, de m’emporter et de partager enfin un long moment de vie à vos côtés. Je ne suis pas faite pour rester en vitrine. Je suis faite pour vivre chez quelqu’un, pour être croisée chaque matin en passant dans un couloir, pour être regardée distraitement, puis soudain avec attention.
Je me ferai discrète et ne prendrai pas trop de place. Je n’irai pas m’immiscer dans votre intimité. Je serai plutôt de celles qui se posent devant vous, pour mieux vous laisser rêver et m’imaginer plus vraie que nature. Je veux être vivante dans votre regard et dans votre esprit, sans pour autant m’y imposer.
C’est vous, et vous seul, qui me sublimerez par votre regard, et qui me décrirez selon vos désirs et vos sentiments. Pour l’un, je serai élégante ; pour l’autre, fragile ; pour un troisième, mystérieuse ou même drôle. Aucune de ces lectures ne sera fausse. Je change avec celui qui me regarde, et c’est ainsi que je reste unique : personne ne verra jamais exactement la même femme que vous.
Au fil du temps, je serai curieuse de ce que vous aurez à me donner et de vos sentiments à mon égard. Je saurai aussi me laisser guider dans votre esprit. Comme une funambule qui fait confiance au fil, j’avancerai pas à pas, sans certitude, mais sans crainte.
Femme d’un jour, je désire plus que tout être à vous et rester à jamais le sujet de vos pensées. Je voudrais adoucir vos soirées, en toute intimité, et vous laisser, chaque fois que vous poserez les yeux sur moi, le sentiment d’avoir découvert quelque chose qui n’appartient qu’à vous.
Texte de : Lgilles
Cette œuvre mesure 11 cm de largeur sur 89 cm de hauteur. Elle se présente au format portrait.
Cuivre et acier, peint à la main.
Non, cette œuvre est collection de l'artiste. Il s'agit d'une pièce unique, elle ne sera pas rééditée. Vous pouvez découvrir les œuvres actuellement disponibles dans la boutique.
Cette œuvre a été réalisée par Amimono, artiste installé à Clion dans l'Indre, en région Centre-Val de Loire. Chaque pièce est façonnée à la main dans son atelier.
L'œuvre présente une figure féminine sans artifice, qui « se promène sur un fil » et se laisse suivre par ses ombres. Elle ne prétend être ni la plus belle ni la plus séduisante : elle se montre telle qu'elle a été créée, et laisse chacun deviner sa véritable identité. C'est le regard de celui qui la découvre qui la définit, selon ses désirs et ses sentiments.
Discrète et sans prétention, cette figure ne cherche pas à s'imposer, mais à éveiller le regard. Son identité n'est pas fixée : elle se construit dans l'esprit de celui qui la contemple et prend place dans sa vie. Chaque regard la réinvente.