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| Technique : | Sculpture murale sur fond bois peint. |
|---|---|
| Format : | 80 H x 50 L cm |
| Information : | Pièce unique. |
| Encadrement : | non |
| Garantie : | Vendue avec certificat d'authenticité. |
| Paiement : | Paiement sécurisé par Carte bancaire. |
Après Cavatappi N°1, il me restait une envie : regarder un autre tire-bouchon. Comme le vin, pas un seul tire-bouchon n’est identique. Deux bouteilles ne se ressemblent jamais tout à fait, même quand elles viennent du même domaine, la même année. Il en va de même pour ces outils, que l’on croit tous semblables jusqu’au jour où on les pose côte à côte. Celui-ci a sa propre silhouette, sa propre allure, sa propre personnalité. C’est de cette idée qu’est née la collection Cavatappi, du mot italien qui désigne le tire-bouchon. Voici le deuxième : Cavatappi N°2.
Le modèle est à nouveau un tire-bouchon à leviers, de ceux que l’on surnomme le « de Gaulle ». Mais il n’a pas la même allure que son aîné. Le premier était élancé, avec ses bras écartés en V. Celui-ci est plus ramassé, plus trapu, plus compact. Ses deux leviers ne s’écartent plus : ils se replient contre le corps, comme des bras que l’on serre le long de soi. La poignée, tout en haut, est large et carrée, plus proche d’une barre que d’un anneau. Elle donne au tire-bouchon un air de personnage qui porterait un chapeau à larges bords.
J’ai choisi de le représenter à nouveau en dessin filaire. Le trait noir, sur fond blanc, épouse chaque contour, sans couleur et sans matière. Ce parti pris oblige à regarder. Sans reflets, sans ombres ni éclats de métal, chaque détail prend une importance nouvelle : les anneaux empilés du col, la spirale de la mèche, l’ouverture ovale qui l’entoure. Cette fois, le fil n’est pas lisse. Il est marqué de petits nœuds réguliers, comme une écriture à la main, qui rappellent qu’il a été façonné patiemment, ligne après ligne.
Il y a aussi, dans ce dessin, quelque chose de plus mystérieux. À mesure que l’on regarde, l’objet cesse d’être un outil et devient un visage. Deux cercles, à hauteur des épaules, ressemblent à des yeux grands ouverts. En dessous, la grande ouverture ovale, avec la spirale de la mèche en son centre, dessine une bouche ronde, comme surprise. Les leviers latéraux forment les contours d’une tête ou d’un masque. Le tire-bouchon nous regarde, et il a l’air de s’étonner que l’on s’intéresse à lui. C’est un masque africain, un personnage de Picasso, un petit dieu domestique. Chacun y voit ce qu’il veut.
Au-dessus de cette figure, la poignée pourrait passer pour une coiffe. En bas, la base du tire-bouchon devient un menton. Petit à petit, une véritable présence apparaît. Il ne s’agit plus d’un objet du quotidien, mais d’un être qui habite le mur.
Cavatappi N°2 n’est pas seul. J’ai réalisé trois tableaux filaires sur ce même thème, trois versions d’un même objet, chacune révélant un caractère différent. Ce n’est pas une répétition : c’est comme déguster trois verres d’un même cépage, chacun apporte sa nuance. Le premier tire-bouchon était élancé et souriant. Celui-ci est plus grave, plus mystérieux. Le troisième prolongera encore le regard, avec sa propre variation. Ensemble, ils forment une petite famille où aucun membre ne ressemble à l’autre.
Le tire-bouchon est l’ouvrier de l’ombre de la convivialité. Avant le vin, il y a le bouchon qui cède. Avant le verre versé sur une terrasse, comme rue Soufflot, avant les rires et les conversations, il y a ce geste discret que personne ne regarde. Le tire-bouchon ouvre, puis il s’efface. Je voulais lui offrir, pour une fois, la première place et lui prêter un visage.
Ce que j’espère, c’est que l’on sourie devant ce petit personnage aux yeux ronds, puis que l’on se demande quel tire-bouchon dort dans son propre tiroir, et quelle bouteille il a ouverte en dernier. Les objets les plus banals sont ceux qui racontent le mieux nos vies, à condition de prendre le temps de les regarder. Comme le vin, ils demandent qu’on s’y arrête. Cavatappi N°1 et celui-ci en sont la preuve : le même objet, deux visages.
Cette œuvre mesure 60 cm de largeur sur 90 cm de hauteur. Elle se présente au format portrait.
Sculpture murale sur fond bois peint.
non
Vendue avec certificat d'authenticité.
Paiement sécurisé par Carte bancaire.
Cette œuvre a été réalisée par Amimono, artiste installé à Clion dans l'Indre, en région Centre-Val de Loire. Chaque pièce est façonnée à la main dans son atelier.
Parce que, comme le vin, pas un seul tire-bouchon n'est identique. Chacun a sa forme, son histoire et sa personnalité. Cavatappi N°2 est le deuxième tableau filaire de cette collection : il représente un tire-bouchon à leviers, plus ramassé que le premier, dont les formes évoquent un visage aux yeux ronds et à la bouche surprise. Trois tableaux sont consacrés à ce thème.
Avec Cavatappi N°2, l'artiste poursuit son regard sur un objet du quotidien que l'on ne voit plus. Réduit à son contour, le tire-bouchon devient un visage, à la fois drôle et mystérieux, unique comme chaque bouteille qu'il a ouverte. Cette collection invite à regarder autrement les objets les plus simples.