Infinitif

Sculpture murale (filaire)

Infinitif

Sculpture murale (filaire)

600,00€

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Descriptif
Technique : Sculpture murale sur fond bois peint.Sculpture murale sur fond plaque sandwich aluminium peint.
Format :100 H x 81 L cm
Information :Pièce unique.
Encadrement :non
Garantie :Vendue avec certificat d'authenticité.
Paiement :Paiement sécurisé par Carte bancaire.
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Attente au feu vert

Le feu est au rouge. Comme des dizaines de fois par jour, la ville s’arrête, le temps d’un instant, au bord d’un passage piéton. Les voitures patientent, les piétons aussi. Et parmi eux, une silhouette attire l’œil : celle d’une femme qui ne semble pas pressée du tout.

Elle se tient debout sur le trottoir, adossée à un potelet, les bras croisés. Elle ne regarde pas sa montre, elle ne consulte pas son téléphone. Elle attend, simplement, avec l’assurance de celles qui savent qu’elles sont regardées, et qui s’en amusent. Son long manteau, ouvert sur une tenue ajustée, tombe en plis droits jusqu’à ses genoux. Ses jambes sont légèrement croisées, ses bottines posées sur le pavé. Un sac à main est glissé contre sa hanche, comme un prolongement d’elle-même. Tout, dans sa posture, dit l’élégance sans effort : c’est une femme « fashion », de celles qui savent ce qu’elles portent et pourquoi elles le portent.

Derrière elle, une vitrine s’ouvre comme un décor de théâtre. Au-dessus de la porte, le nom du magasin se détache en lettres arrondies : Infinitif. Dans la vitrine, un mannequin habillé d’un manteau rose attend lui aussi, immobile. Deux silhouettes, deux attentes : l’une de chair, l’autre de tissu, séparées de quelques pas seulement.

C’est cette proximité qui m’a intéressé. Sur ce passage piéton, la femme en manteau et le mannequin dans sa vitrine se répondent. Qui regarde qui ? Qui pose pour l’autre ? La vitrine fait la mode, la rue la porte. Entre les deux, il y a ce trottoir, cette ligne de pavés que l’on traverse sans y penser, et qui sépare pourtant le monde de l’objet à vendre de celui de la personne qui l’a choisi.

Le passage piéton, justement, est un lieu de transition. On y est entre deux rives, entre deux vitesses. Ce n’est plus tout à fait le mouvement, pas encore l’arrêt. Le feu rouge impose une pause à toute la ville, et cette pause, la femme l’habite avec naturel. Elle ne subit pas l’attente : elle la transforme en pose. En un instant, la rue devient un podium, et le trottoir une scène.

J’ai dessiné cette scène en fil noir sur fond blanc, avec le même parti pris que dans mes autres tableaux filaires : un trait fin, continu, sans matière. La femme n’a pas de visage, ni le mannequin. Seul un peu de rose, dans le manteau de la vitrine, vient ponctuer l’ensemble comme une tache de couleur qui appelle le regard. Le pavé, tracé par de simples lignes qui se croisent, donne de la perspective, et le cadre de la vitrine referme l’espace comme un tableau dans le tableau.

Sans visage, cette silhouette n’est personne en particulier, et c’est ce qui la rend universelle. C’est celle que l’on croise devant une boutique de quartier, sur un boulevard, à la sortie d’un métro. Elle pourrait être n’importe quelle passante qui prend le temps de se tenir droite, et de se laisser regarder.

Je me suis souvent demandé ce que l’on cherche dans une vitrine. Un vêtement ? Un reflet de soi ? Un rêve ? Celle-ci propose les trois. En attendant que le feu passe au vert, la femme prolonge la vitrine dans la rue : elle est la preuve vivante que ce que l’on porte raconte quelque chose de nous.

Et puis le feu change. Les voitures s’immobilisent, le petit bonhomme vert s’allume, la foule s’ébranle. La femme se décolle du potelet, descend du trottoir, et traverse. Le mannequin, lui, reste à sa place, derrière la vitre, à attendre la prochaine passante. La ville a repris son cours. Mais pendant quelques secondes, sur ce passage piéton, il s’est passé quelque chose : une pause, un regard, une rencontre entre la mode exposée et la mode portée.

C’est ce moment que ce tableau a voulu retenir. Non pas la course, ni l’arrivée, mais l’instant d’entre-deux, quand tout s’arrête et que l’on se met, sans le savoir, à poser pour la ville.

Questions fréquentes

Quelles sont les dimensions de cette œuvre ?

Cette œuvre mesure 81 cm de largeur sur 100 cm de hauteur. Elle se présente au format portrait.

Cette œuvre est-elle encadrée ?

non

Cette œuvre est-elle authentifiée ?

Vendue avec certificat d'authenticité.

Comment puis-je régler cette œuvre ?

Paiement sécurisé par Carte bancaire.

Qui a réalisé cette œuvre ?

Cette œuvre a été réalisée par Amimono, artiste installé à Clion dans l'Indre, en région Centre-Val de Loire. Chaque pièce est façonnée à la main dans son atelier.

Que représente ce tableau, « Attente au feu vert » ?

Il représente une femme élégante, adossée à un potelet, qui attend le feu vert à un passage piéton. Derrière elle, la vitrine du magasin Infinitif expose un mannequin en manteau rose. Le tableau met en scène la rencontre entre la mode portée dans la rue et la mode exposée en vitrine, dans l'instant de pause que provoque le feu rouge.

Conclusion :

Ce tableau saisit un instant d'entre-deux : celui où la ville s'arrête et où une passante se met à poser, sans le savoir, face à un mannequin de vitrine. Entre la mode exposée et la mode portée, il rappelle que ce que l'on porte raconte quelque chose de soi.