#Smile face

Sculpture murale (filaire)

#Smile face

Sculpture murale (filaire)

1 850,00€

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Livraison gratuite en France – En dehors nous contacter

Descriptif
Technique :Technique mixte – peint à la main sur fond de plaque sandwich aluminium.
Format :150 H x 90 L cm
Information :Pièce unique.
Encadrement :non
Garantie :Vendue avec certificat d'authenticité.
Paiement :Paiement sécurisé par Carte bancaire.
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Une photo dans le nuage…

Une gare parisienne, un jour comme un autre. Les voyageurs passent, les valises roulent, les annonces se mêlent au bruit des pas. Au milieu de ce flot, deux silhouettes se sont arrêtées. Le temps d’un instant, elles ont suspendu leur course pour faire ce que tout le monde fait désormais : se prendre en photo.

Ils sont deux, très proches, presque épaule contre épaule. Lui, en jean, baskets et veste ouverte, un sac lourd glissé sur l’épaule, une écharpe nouée autour du cou. Elle, plus grande, en veste boutonnée, jambes fines et escarpins à talons, la bandoulière de son sac en travers du buste. Chacun tient son téléphone à hauteur du visage, bras tendu, l’écran tourné vers un miroir imaginaire. Ils n’ont pas l’air de se regarder l’un l’autre. Ils regardent l’image d’eux-mêmes, celle qui sera partagée dans quelques secondes.

C’est ce paradoxe qui m’a arrêté. Ils sont ensemble, mais chacun est dans son propre cadre. Deux téléphones, deux écrans, deux visages cachés derrière l’appareil. Au-dessus d’eux flottent deux petites bulles, comme celles des réseaux sociaux : l’une contient deux cœurs entrelacés, l’autre un smiley. Ce sont les promesses de la photo à venir : des « j’aime », des sourires, des réactions. On pose pour être vu, et l’on est déjà en train d’attendre la réponse.

Personne, dans la gare, ne semble y prêter attention. Les voyageurs les contournent, une valise les frôle, un train part. Pourtant, cette scène me touche. Je n’y vois ni moquerie, ni reproche. Je vois deux personnes qui veulent garder un souvenir, qui aiment ce moment et qui le partagent. Le selfie est peut-être notre façon moderne de dire : « J’étais là, avec toi. »

Sur ce tableau, j’ai choisi de dessiner ces deux silhouettes au fil noir, sur un fond blanc entouré d’un simple cadre. Le trait est fin, continu, sans couleur, comme dans mes autres œuvres filaires. Ils n’ont pas de visage, cachés par leur téléphone. Le smartphone est devenu leur masque, et le visage a été remplacé par l’écran. Cette absence de traits rend la scène universelle : chacun peut s’y reconnaître, ou y reconnaître quelqu’un qu’il aime.

Le cadre autour d’eux joue un rôle discret. Il rappelle l’écran d’un téléphone, ou la bordure d’une photo prise à la volée. Les deux bulles, presque suspendues, appartiennent à ce monde numérique qui s’invite dans le monde réel. À l’intérieur du cadre, tout se passe comme si le tableau était lui-même un écran : on regarde des gens qui se regardent dans un écran.

Je pense souvent à ce que l’on retient de nos images. Aujourd’hui, nous photographions tout : nos repas, nos voyages, nos rencontres. Nos téléphones sont remplis de milliers de clichés que nous ne regardons presque jamais. Mais au moment de la photo, il se passe quelque chose de vrai. On se rapproche, on se cale, on cherche le bon angle, on rit. Ces quelques secondes, c’est le vrai souvenir. La photo n’en est que la preuve.

Et il y a cette gare. Un lieu de passage par excellence, où l’on ne fait que partir ou arriver, où personne ne reste. Un lieu où le temps est compté, découpé en horaires et en quais. S’arrêter ici pour un selfie, c’est déjà un petit acte de résistance : voler quelques secondes à la course pour dire que ce jour compte. Comme dans le texte Un homme et son téléphone, l’écran est à la fois une fenêtre et une barrière, mais ici, il est partagé.

Puis la photo est prise. Le téléphone est rangé. L’un et l’autre reprennent leur route, sac sur l’épaule, dans le flot des voyageurs. Il ne reste de cet instant qu’une image quelque part dans un nuage, et ce tableau qui l’a fixé en fil de métal. Une image de plus, mais faite à la main, lentement, ligne après ligne, à l’inverse de la photographie instantanée.

C’est peut-être cela, ce que j’ai voulu dire avec ce trait continu : prendre le temps de regarder ceux qui, justement, prennent leur temps pour se regarder. Un instant volé à la vitesse du monde, un #Smile face.

Questions fréquentes

Quelles sont les dimensions de cette œuvre ?

Cette œuvre mesure 90 cm de largeur sur 150 cm de hauteur. Elle se présente au format portrait.

Quelle technique a été utilisée pour cette œuvre ?

Technique mixte – peint à la main sur fond de plaque sandwich aluminium.

Cette œuvre est-elle encadrée ?

non

Cette œuvre est-elle authentifiée ?

Vendue avec certificat d'authenticité.

Comment puis-je régler cette œuvre ?

Paiement sécurisé par Carte bancaire.

Qui a réalisé cette œuvre ?

Cette œuvre a été réalisée par Amimono, artiste installé à Clion dans l'Indre, en région Centre-Val de Loire. Chaque pièce est façonnée à la main dans son atelier.

Que représente ce tableau, « #Smile face » ?

Il représente un couple qui se photographie dans une gare parisienne. Chacun tient son téléphone devant son visage, et deux bulles de réseaux social flottent au-dessus d'eux : des cœurs et un smiley. Dessiné en fil noir, sans visage, le tableau saisit l'instant du selfie et interroge la façon dont nous partageons nos moments à l'ère du numérique.

Conclusion :

Ce tableau arrête le temps sur un geste devenu banal : le selfie. Derrière leurs téléphones, deux silhouettes anonymes se rapprochent pour garder un souvenir, au milieu d'une gare où tout passe. L'œuvre invite à regarder ce geste avec tendresse et à se demander ce que nous retenons vraiment de nos images.